UN ATELIER DE MUSICOTHÉRAPIE
À VERSAILLES

/// Témoignages ///

L’atelier de musicothérapie s’adresse aux jeunes en situation de handicap. Il leur offre un espace pour s’exprimer, se détendre et aller vers les autres à travers les sons, le rythme et l’écoute.
L’atelier dont il est question ici a lieu à Versailles, le mardi de 18 h 30 à 19 h 30. Il est animé par Marion Verslype, musicothérapeute. Découvrez ce qu’en pense Raphaëlle, qui y participe.

Le témoignage de Raphaëlle

Transcription écrite du témoignage enregistré

© Photo Edwige Garnier

Propos recueillis par Edwige Garnier, chargée de gestion et de communication pour l’association Musique et Handicap 78.

Curseur de progression de lecture

Bonjour Raphaëlle, pourrais-tu te présenter ?

Bonjour, je m’appelle Raphaëlle, j’ai 17 ans et je suis à l’IME du Bel Air. À Versailles, je suis dans le groupe de Marion.

Pourrais-tu nous dire ce qui t’a donné envie de faire de la musicothérapie ?

Avant, je faisais du piano, mais ça ne marchait pas très bien. Je faisais des choses difficiles.

Tu ne te sentais pas à l’aise ? Tu ne prenais pas beaucoup de plaisir à jouer ?

Oui, j’étais toute seule, je prenais des cours à la maison. Avec la musicothérapie, je me suis dit que ce serait bien de s’amuser avec la musique, que ça me ferait du bien. Au début, j’étais un petit peu timide, mais après, j’ai retrouvé des jeunes du Bel Air. Maintenant, je suis un petit peu plus à l’aise.

Est-ce que tu peux nous raconter comment se passe une séance ?

D’abord, on se dit bonjour avec la musique. Après, parfois on bouge, parfois on s’assoit. Marion sort ses instruments et les met au milieu pour qu’on choisisse.

Et toi, est-ce qu’il y a un instrument, un chant ou un objet que tu préfères ?

Moi, c’est le djembé. J’aime aussi un petit peu le piano.

Qu’est-ce qui te plaît dans le djembé ?

J’aime bien taper. En plus, on peut faire ce qu’on veut. Avec le piano, ce n’est pas pareil.

Est-ce que tu chantes parfois ?

Pas trop… Quand j’écoute de la musique, mais je ne chante pas tellement.

Pourrais-tu nous dire ce que tu ressens pendant la séance ?

Ça me détend. J’aime bien, il y a la musique.

T’es-tu fait des amis ?

Oui, je me suis fait des amis. Il y a Jean-Baptiste, il est hyper drôle.

Est-ce que, dans la semaine, tu repenses à ta séance ?

Quand c’est mardi, je sais que je vais entendre de la musique. Je suis hyper contente. Je connais mon emploi du temps.

Si tu avais un souvenir à partager, lequel serait-il ?

C’est quand on a fait un blind test Disney. On a bien rigolé, et on a tous su répondre.

Est-ce que tu aimerais donner un conseil à quelqu’un qui souhaiterait faire de la musicothérapie ?

Qu’il vienne s’inscrire !

Si tu sens qu’il hésite, est-ce que tu aurais des choses à lui dire pour lui donner envie de venir ?

Oui. Moi, je lui dirais que c’est très bien, que franchement c’est génial. C’est vraiment la détente, tu peux t’exprimer.

Le témoignage de Raphaëlle montre clairement ce qui sépare la musicothérapie d’un apprentissage musical classique. Seule devant son piano, face à des « choses difficiles », elle ne trouvait ni plaisir ni réussite. En séance, la musique devient un jeu partagé, sans exigence de résultat : « on peut faire ce qu’on veut ». Son goût pour le djembé le dit bien. Taper, c’est s’exprimer directement, avec le corps, sans passer par une technique à maîtriser.

L’atelier joue aussi un rôle social. Timide au début, Raphaëlle s’est ouverte au contact d’autres jeunes et s’est fait des amis. Le souvenir qu’elle choisit, un blind test où « on a tous su répondre », parle de réussite collective, où personne n’est laissé de côté. Enfin, le rendez-vous du mardi donne un repère rassurant dans sa semaine et fait naître une attente joyeuse. Ses mots pour convaincre un hésitant, « la détente » et « tu peux t’exprimer », résument l’essentiel : un espace où l’on se sent bien et où l’on a sa place.

Un nouvel atelier d'éveil musical pour les 3 à 7 ans avec leurs parents.

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Publié le 28 septembre 2026 - gdc

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